documentaire animalier

Publié le par marie.r

   
EXT. Nuit, partout où il y a de la vie
Personnages : Moi, des hommes
Problématiques : C'est moi ou 'sont particulièrement cons?!


    Les animaux dont il me semble inévitable de parler ici sont présents globalement partout, et c’est bien là le problème. Ils se tapissent dans les coins de rue pour les plus jeunes, au coin des bars pour les aînés. Force est de constater que, loin de tout discours féministe, il s’agit bien souvent de mâles. J’aimerais pouvoir dire que ces bestioles ne restent qu’entre elles, mais malheureusement il arrive bien souvent qu’elles se mélangent à la population humaine, particulièrement féminine, dans les moments où ces dernières sont les plus vulnérables . Une comparaison avec le guépard d’Afrique, courant sans relâche après leurs victimes les plus affaiblies, serait exagérée. Non, cette espèce-là ne prend pas la peine de courir, elle s’accroche, tout simplement. Mais elle s’accroche bien. Même les plus fortes d’entres nous se retrouvent un jour confrontées à ces attaques bestiales, qui ne font assurément rire que vues de l’extérieur. Les techniques sont différentes selon les catégories de cette espèce : ceux qui sévissent dans la rue sont –la plupart du temps- les plus inoffensifs. Ils ne communiquent que par onomatopées (dû à leur jeune âge) ou par mots très simples, la plupart du temps totalement hors contexte ou incompréhensibles. Exemple : -Mademoiselle, hé, charmante !. Merci bien jeune homme. Les plus déficients d’entre eux n’utiliseront que des sons, sifflements, beuglements et autres feulements, d’autant plus désagréables pour les victimes du moment. Oui, parce que cette espèce est instable, et si elle est la plus facilement évitable, c’est grâce à sa propension à changer de victime dès que la première s’éloigne. Il semblerait que leur jeune âge  les conforte en leurs certitudes d’être irrésistiblement virils et attirants, ce qui n’est pas sans leur causer quelques déconvenues une fois passés à l’acte.
    Malheureusement encore, leurs aînés ne sont pas plus doués, ni plus convaincants. Ils ont quitté la rue pour lui préférer un terrain de chasse plus chaleureux et douillet, et surtout un terrain de chasse où les victimes seront moins enclines à déguerpir : les bars. C’est ici que réside le plus grand danger : une fois accostées par l’animal, mesdames, il vous sera extrêmement difficile de vous en débarrasser. Ne lui adressez pas la parole. Mais cela ne suffit pas toujours, nombre de fois il ne lui sera pas nécessaire d’entendre le son de votre voix pour entamer une mono-conversation passionnante, entrecoupée de rôt gutturaux sensés passer inaperçus et agrémentée de quelques regards qui se veulent louvoyants et sensuels (si, si), là, cachés derrière un rideau d’alcool embué. Comme cette espèce a atteint l’âge critique où la séduction devient difficile, elle considère que renoncer serait une erreur, et risque fort de vous suivre en titubant jusqu’à la sortie du bar, peut-être même défiera-t-elle les lois de la gravité pour tenter de vous suivre jusqu’à chez vous. Sachez, pour prendre un exemple marquant, que l’un d’entre eux a tenté de me suivre un jour jusqu’aux toilettes, pour arriver, pantelant, devant mon visage horrifié, et me dire pour se rattraper quelque chose comme
– EeEeEeh..mais qu’est ce que tu fais là ?.. ?
Pipi, merci. Une chose peut nous rassurer, ou en tout cas essayer, c’est qu’à la vue du taux d’alcool se baladant dans leurs veines il n’est raisonnablement pas envisageable de craindre un acte sexuel. C’est déjà ça. MAIS on ne sait jamais, certains sont très téméraires et risqueraient de vouloir tout de même essayer…
    La dernière catégorie sévit encore dans les bars, mais leurs victimes subissent une sélection plus poussée (un comble !). Oui, cette espèce est exigeante, elle ne veut QUE les barmaids. Pas de chance pour moi, donc. C’est toujours avec les mêmes yeux mi-clos-sensuel-façon-georges-mickael qu’ils passent à l’attaque, pensant disposer d’une arme redoutable pour convaincre leurs victimes : la supposée supériorité sociale. Sans honte ni vergogne cette catégorie d ’animaux se propose de vous payer des verres (on ne sait jamais, saoule ça marchera peut-être mieux ?) , et vous laisse des pourboires démesurément gros en espérant que peut-être, éventuellement, pourquoi pas, on se dise qu’on veut bien le revoir. Oui, parce qu’une barmaid n’a sûrement pas d’argent, alors un petit complément contre un peu de sexe social…Voilà le genre de pensées qui leur traversent la tête, slalomant entre les restes de la cuite au pastis d’hier et le début (bien entamé) de celle d’aujourd’hui. Cette espèce, en alcool comme en choix de victime, est beaucoup plus monomaniaque qu’on ne le pense, et parfois même, comble de la malchance, l’alcool n’efface pas entièrement votre visage. Alors l’animal revient à la charge, insiste jour après jour, et autant ne pas se voiler la face : il vous sera extrêmement difficile de vous en débarrasser. – J’attendrais (hips), je suis très (hips) patient, je suis sûr qu’un jour, tu tomberas amoureuse (hips) de moi…(buurp). Évidemment, comment résister ?

Publié dans états d'âme...

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Krishnouille 11/03/2008 15:41

Par l'écriture, c'est évident

anonyme (pour des raisons de sécurité) 26/02/2008 01:07

Ah les hommes et leurs instincts primitifs!(chassez le naturel ;il revient au bistrot) Pas très glorieux tout cela, voir pathétique dans certains cas. (d'ailleurs moi c'est simple je ne bois quand de très rares occasions maintenant; je déteste avoir des regrets le lendemain) Mais quand est-il des filles qui abusent également de l'alcool? Il y a quelques mois je suis sorti avec une charmante demoiselle répondant au doux prénom d'Astrid aussi parfaite que Barbie. (mais bon ne tombons pas dans le cliché facile de la blonde, elle est aussi autrement intéressante...si!si! je vous jure!) J'aurais du me douter que ses origines polonaises ne voulaient pas seulement dire "belle fille de l'est" mais aussi "penchant pour la bouteille". Sa voiture est une véritable porcherie; avec du tabac partout et des cadavres de canettes sous les tapis de sol: trop sexy! Je veux bien croire qu'avec l'age le gout de faire la fete me soit un peu passé et que je me défonce plus systématiquement sous prétexte que c'est le weekend, mais bon quand vous avez plus l'impression de passer des nuits avec votre pote de beuverie qui ronfle endormi dans le canapé (impossible de la réveiller sous peine de se faire engueuler bien sur!) et que vous etes seul dans le lit. J'ai préféré partir, moi qui pensait betement que les filles c'étaient toujours propres et que ça sentaient toujours bon la rose... on m'aurait menti?

Laura R. 15/02/2008 00:06

Pauvre soeur...
La vie est dure dans un bar on dirait!
Mais bon, à la façon dont tu racontes tout ça, on en rit et tant mieux! ( même si je suis persuadée que tu n'en ries pas toujours! )
Après plusieurs passages, j'me lance, j'ai cliqué sur le petit lien là, sous les articles "ajouter un commentaire" Et puis bon, j'essaye de te faire comprendre combien c'est bon de découvrir qu'on a une soeur qu'est tellement douée qu'on se demande si c'est réellement sa soeur!
Mais allez j'y crois! Elle m'a déjà prouvée que c'était la meilleure plus d'une fois, j'ai juste un peu de mal à m'y habituer!

Continue Minouchka! et a bientôt! J'te nem chinois!