film d'amour

Publié le par marie.r

   
INT. Nuit, restaurant de mes week-end
Personnages : Des tas d'amoureux, une cynique moqueuse (quoique ma foi tout de même amoureuse, l'un n'empêche pas l'autre.)
Problématique : Vous reprendrez bien un 'cocktail de l'amour' messieurs dames?


    Aaaaah, la saint Valentin. La fête de fleuristes et de l’amour (dans l’ordre). La fête des mains dans les mains yeux dans les yeux, la fête des restaurants blindés, du Macdo au 3 macarons, la fête des bars romantiques, la fête des ballades le long des quais…Le seul problème, c’est que ces lieux romantiques ne le sont plus tant que ça du moment où vous vous retrouvez à 200 dans ce joli restaurant, collé au zinc blindé du sympa petit bar, et à slalomer entre les 40 autres couples le long du romantique canal. Mais peut importe, c’est la saint Valentin ! Et tous ces mignons petits couples n’ont cure de se retrouver coincés là entre la table 41 et la table 43, à se regarder dans le blanc des yeux, avec pour bruit de fond les clignements de paupières électriques des 50 autres couples béats de vivre enfin à nouveau ce moment de magie et de communion. Vue de l’extérieur, cette salle de restaurant ressemblerais plus à une maison close qu’à une salle de pizzeria, mais eux s’en fichent, ils sont heureux, c’est la saint Valentin.
    Les filles, en dépit des températures arctiques qui plombent la ville, ont revêtu leurs habits de lumière, chacune à leur façon. Les plus téméraires se retrouvent donc grelottantes en robe de soirée bretelles-fines-décollettées et sandales ouvertes, à traverser en courant la salle pour atteindre les toilettes et parfaire leur raccord make-up. Mais celles qui ont le plus de mérite sont celles qui, en civil, ne se retrouvent jamais mais jamais habillées autrement qu’en jean basket, mais qui ce soir, pour cette merveilleuse occasion, ont décidé de se lancer. Oui, pleines de bonnes volontés, elles ont tenté le pari fou de glisser un chemisier sous leur pull du dimanche, et des boucles d’oreilles jamais sorties de leur boîte sur leurs lobes d’oreilles. Du côté des chanceux Valentins, le principe est le même. On ressort ses cravates de Nowel, ses chaussures de ville, et si l’occasion se présente, on achètera une petite rose. On commande le repas spécial saint valentin ( cocktail ‘ti amo’, salade au foie gras, poêlade de foie gras sur son lit de gratin dauphinois, et assiettes gourmandes de l’amour), on s’en met plein le gosier (sournois, ce cocktail de l’amour, ma chérie ?), et comme les 100 autres couples présents dans le restaurant, on repart repu et heureux dans son lit douillet, en espérant finir la journée de l’amour en conséquence. Mais une anecdote un peu particulière est venue parfaire cette soirée du voyeurisme de l’amour en restauration. 
    Ça va paraître irréel, exagéré, un peu comme le blond de Gad Elmaleh qui s’incruste dans tous ses sketchs, mais je peux vous assurer que cette histoire est véridique. Au moment précis où j’expliquais la raison de mes yeux cernés à des collègues hilares, la cause de mes désagréments nocturnes est passée devant le bar, au bras de son très viril compagnon de jeu. Ils faisaient partie de ces couples béats et heureux qui se sont regardé dans les yeux tout le long du foie gras. C’est beau l’amûûr…

(comment ça, je suis cynique?...peut-être, un tout petit peu, mais en aucun cas méchante c'est promis)

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marie.r 16/02/2008 17:11

oooh mystérieux T., te voir plein comme un coin est toujours un plaisir, et laisse des souvenirs indéfectibles dans nos mémoires fêtardes... Cette anecdote restera dans les anales (sans mauvais jeu de mot, hum, vu le contexte).Mon pauvre voisin réveillé n'a pas du comprendre grand chose! tant que tu n'as pas mentionné mon nom, ça me va...

le mysterieux T 16/02/2008 15:36

Moi en tout cas Marie je confirme tes dires puisqu'en sortant de chez toi, moi et mon ami, après que tu nous es raconté cette anecdote, avons croisé ce même couple dans l'escalier de tes communs. Tu m'excusera moi et mon acolite de ne pas avoir pu disimuler un énorme fou rire... Une fois en bas, la crême de cassis ingurgitée en excès m'a fait re-ouvrir la porte pour vérifier que ce n'etait pas une halucination, mais non, ils étaient toujours la, plantés sur la 6ème marche, incrédules, réputs et heureux, à me regarder, moi, bourré, titubant et hilare. Je n'ai pu resister a l'envie de te faire partager cette anecdote, mais mon doigt s'est planté de sonnette, et Mr M. à dû être réveillé. J'ai donc simulé un rale nuptial, masculin puis féminin, pour camoufler cette bavure et mettre cette fausse manipulation au crédit de nos tourteraux forniqueurs. Comme quoi, l'amour bruyant à du bon...

marie.r 15/02/2008 19:03

eeeeh si ma tite Julie, c'était bien eux...on oublie pas ces personnes, même si on ne les a croisé qu'une fois!!et pour les roses, ce fut un plaisir...juste pour avoir vu ta tête incrédule!ravie d'avoir participé à la magie de la saint valentin de l'amuuur.bisou!

julie 15/02/2008 16:11

Ne me dis pas que c'était ceux ki baisent tte la journée parce que la c'est trop fort!!!!Oh Marie !!!C'est de la magie ou je sais pas !!!Et au fait merci encore d'avoir livré les fleurs de la part de nico!!!c'etait vraiment sympa d'avoir bien voulu coopérer!!!!!
Bisous