j'ai testé pour vous : le pantalon en peau de poisson. Et les collègues drôles mais ça c'est autre chose

Publié le par marie!

INT. Nuit, restaurant de mes wuikend
Personnages : moi, un pantalon-poisson, et des collègues spirituels


    Je pars, tout le monde le sait. Et à mon travail, tout le monde le sait aussi.

    Mais la restauration, vous le savez j'en suis sûre, est un monde de douceur et de poésie. Un monde d'amour et de savoir-vivre, de respect mutuel et de collègues à la gentillesse moelleuse. Un monde où il fait bon vivre et évoluer, parce que vous savez que quoi qu'il arrive, vous aurez toujours quelqu'un sur qui compter. Siiii. Si je vous le dis.

    C'est dans la lignée directe de cet état d'esprit précieux que mes collègues, anciens et nouveaux confondus, m'ont annoncé il y a un mois que pour mon départ, j'allais déguster comme jamais de ma vie je ne dégusterai. 

    Vous me direz peut être que non-non, pour le départ d'un collègue, dans la vie réelle, on fait un pot de départ avec ballons et cotillons, cadeaux et gâteaux, sourires mielleux et "tu vas nous manquer" appuyés. Que je dois me tromper. Que je ne peux que me tromper. Que quand on s'en va, on ne "déguste" pas. On reçoit un beau cadeau, on pleure un peu et on s'en va. Les plus  dingues proposeront un after en night club disco night et te paieront des verres jusqu'à plus soif.

    Mais non.

    Je me prépare donc à déguster, proposant toutes sortes de pactes pour pouvoir y échapper (vendre mon corps aux têtes pensantes de l'opération, donner de l'argent, proposer des services divers et variés comme le ménages des toilettes, le rentrage de terrasse...). Mais rien n'y fait, leur plaisir à eux, c'est de faire déguster. Vous comprendrez donc que je vois arriver la date fatidique du 23 avec un ou deux claquements de dents.

    Mais finalement ils ont bon fond, les collègues. Ils ont décidé que pour que ça ne soit pas trop violent ce soir là, il fallait m'habituer lentement. Sont mignons. Et prévenants. Alors hier soir, alors que j'étais tranquillement en train de converser élégament avec une amie sur la terrasse de devant (celle de la rue, sinon c'est vraiment moins drôle), mon collègue antipathique-mais-du-coup-nettement-moins-sympathique-que-quand-il-paie-ses-mojitos m'a deversé le long de l'échine trois ou quatre carafes d'eau glacée. Gnééé.

    Je vous refais le doublage sonore : AAARGH GNIIII EEEEEEEH MAIS HIIIIIIIIIIII C****** CA VA PAS DANS TA TETE MAIS T'ES *** MAIS HIIIII C'EST FROIIIIIIIID

    Enfin à peu de choses près, hein, je ne me souviens pas de tout. Je suis évidement complètement trempée, mais encore pleine d'espoir je me dis que ça doit être bon, là, le départ c'est la semaine prochaine, faudrait voir à pas exagérer.

    C'est quand trois autres de mes collègues sont arrivés avec des seaux que je me suis dit "ou pas". Avant de courir, bras en l'air.

    On s'en doute ce maigre sursaut de survie primaire n'aura servi à rien, les 50 litres de flotte ont tout de même terminé sur ma tête. Sauf que moi, j'avais pas prévu du tout, le coup de la mise en appétit de bizutage, j'étais donc habillée comme on s'habille quand on se dit "c'est bon, aujourd'hui personne ne me renversera d'eau dessus".
    J'avais un jean (attention, parenthèse mode) que l'on appelle élégament coton laqué. Ce qui ne veut rien dire j'en convient, toujours est-il que sa particularité c'est d'être laqué. Comme le canard, mais en jean. Et si jusqu'alors je n'en voyait pas l'utilité, je l'ai comprise hier : il RETIENT l'eau à l'intérieur de lui même. Sur moi quoi.

    Et c'est là que vous faites (normalement) le rapprochement avec le titre : Ca fait comme un gros poisson. Collé sur le corps, comme ça.

    J'ai donc fini la soirée à m'essuyer les cheveux dans un torchon en faisant schprouf schprouf avec mes chaussures, swipp swipp avec mon pantalon, screugneugneu-bande-de-nouille avec ma bouche, je-vais-tous-me-les-faire avec mon coeur.
    Le moment clé de la soirée est survenu lorsque je suis allée réclamer un pull de rechange, étant donné que quelqu'un à eu la bonne idée de parfaire ma mise en situation en versant une poignée de farine dans mon t-shirt. Ca faisait comme des crêpes sur mon corps. Ma patronne, pleine de compassion, me prête donc un pull, gris, joli. Je l'enfile, et dans les 30 secondes qui ont suivie, j'ai eu un faux air de Madonna, dans sa période luxuriante des années 80. Parce que mon soutien-gorge, lui aussi, était mouillé. Si la comparaison avec Madonna ne vous parle pas, imaginez une très violente montée de lait. Ca y est? Vous visualisez? Non parce que eux tous, -collègues et clients compris-, l'ont trèèèès bien visualisée, la montée de lait.

    La semaine prochaine sera très sympathique, si j'ai pu en douter, je crois que cette fois toute mon innocence s'est envolée.

    Demain peut-être, je vous raconterai une histoire avec un taré et un couteau, la bac et un taser. Ca c'est du teasing.
   


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marie! 18/08/2008 13:16

Oui et le lendemain, ils ont aussi testé le parmesan et les oeufs. Sont tellement gentils!
Ok pour les affaires de rechanges, si tu veux on s'arrangera avant pour que tu ne risques rien..;

julie 18/08/2008 12:05

Oh non!! Ils ont osé la farine ça ne se fait vraiment pas la ça craint!!! Promis je serai la le 23 pour te soutenir psychologiquement et bien sur j'aurai des habits de rechange.