stade 2

Publié le par marie!



Quand j'étais jeune, j'ai fait du sport. Oui. (Un peu.)

    J'ai d'abord fait de la natation synchronisée, comme une vraie fille. J'ai mis des jolis maillots noirs, des chignons serrés et des pince-nez, j'ai mis des paillettes sur mes joues, et je me suis presque noyée.
    Si je ne suis pas morte à ce moment, c'est parce que le ridicule ne tue pas, à vrai dire. J'avais bien tout répété, les belles chorégraphies féminines à envolées lyriques de pieds hors de l'eau, le rétropédalage...Ca ne pêchais qu'à un endroit : mes poumons ont la contenance d'un dé à coudre. Déjà que c'est pas pratique pour un sport  sans fesse-à-l'air et tête sous l'eau, je vous laisse imaginer quand il s'agit de tenir un poirier aquatique aussi longtemps que les 5 autres filles qui vous entourent. Là, dans le grand bassin, devant les parents ébaubit, pendant le gala de fin d'année. Parce que la plupart du temps, je me retrouvais la tête hors de l'eau dans les 5secondes qui suivaient la figure, à reprendre mon souffle comme après une apnée de 10 minutes effectuée par une fumeuse de 64 ans, entourée des pieds et des fesses de mes copines nettement plus douées. Ca casse un peu l'élégance de l'ensemble je dirais.
Bref, j'ai raccroché mon pince-nez au bout d'une année.

Pourquoi je raconte tout ça?

    Parce qu'en ce moment, il y a les jeux zolympiques, que je regarde du coin de l'oeil. J'y découvre des tas de disciplines totalement inconnues au bataillon, comme par exemple cet espèce de canoé Kayak où que les monsieurs dedans il sont en position d'adoubement, avec une seule petite rame, et qui poussent comme des malades toujours du même côté pour arriver en premier. On se croirait dans un sketch de Gad Elmaleh, c'est pas très loin du monsieur avec ses deux ampoules dans les mains qui saute à pieds joints.

    Ils ont aussi intégré le BMX, où que les monsieurs et les madames ils ont des tout petits petits vélos, et qu'ils vont le plus vite possible sur un grand tas de bosses en faisant comme des petits poissons en l'air pour que leur tout petit vélo saute plus haut.

    Je reprends aussi grand plaisir à regarder la lutte. Quel bonheur, la lutte. De grands moments. Là les monsieurs et les madames doivent attraper le corps luisant de leur adversaire et le mettre par terre, dans de jolis justaucorps cyclistes. Celui qui se retrouve par terre doit alors se tortiller le plus fort qu'il peut pour que son corps luisant échappe à son adversaire. C'est le meilleur moment, quand ils se tortillent partout en rampant par terre.

    J'ai aussi vu une madame qui courrait le 200m en pull et pantalon alors que ses copines étaient en brassière et minishort. Je ne voudrais pas dire de bétises, mais il semblerait même qu'elle portait un sorte de voile. C'est pratique pour éliminer les toxines, comme ça même en faisant les jeux Olympique on peut se faire une petite scéance de sudation.

    Et j'ai donc également vu la natation synchronisée. Et là je m'interroge. Mais pourquoi elles sont énervées comme ça? Non mais vous avez vu le nombre de mouvements (d'une violence impressionnante) qu'elles enchaînent? Un mythe s'écroule pour moi. Je pense que c'est parce quelles ont peur de se noyer. Ou parce qu'elles sont fouettées en cas d'échec. Ou parce que l'eau est très très froide. Non mais vous avez vu ces sourires crispés?



Ces orteils tout recroquevillés?



Voilà donc d'où me vient cette réflection introductive de l'article. Ca fait peur, la nat synchro. J'ai eu chaud.

Publié dans états d'âme...

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