où on nous prend un peu pour des fous

Publié le par marie!

Ci-git définitivement ma crédibilité.

Amen.

A notre école c'est vraiment chouette. J'ai eu mes premiers cours. Pratiques pour la plupart. Et dans l'un de ces cours, il nous a été demandé un travail photo.

Il fallait raconter une histoire en trente photos, mettre tout ça sur Powerpount, et les montrer devant toooooute la classe. Moi on me dit photo, je réponds chouette!, parce que les photos, j'aime vraiment bien ça. Seulement voilà, je n'ai pas réussi du tout du tout. J'avais bien une idée, mais qui finalement ne rendait rien sur écran.

J'ai donc chouiné miaulé grmmmblé toute la soirée, sans avoir le temps de recommencer, et ai tout de même mis, la mort dans l'âme, ce Powerpount indigne de mon moi révé sur une petite clé.

Pendant que je chouinait, par contre, I. faisait travailler ses méninges pour avoir, lui aussi, son idée. Et il l'a trouvée. Sauf que lui, ça a fonctionné.

Quid de mon histoire de perte dramatique de la crédibilité?

(Rien à voir avec une honte publique lors de la diffusion des photos, le jour où il fallut les rendre, j'ai lâchement prétendu à un oubli de clé usb. Je sais, c'est mal. Mais j'ai ma fierté quand même.)

La perte de crédibilité, c'était à ce moment là :





Vu qu'I. ne fait jamais les choses à moitié, il a fallut faire une histoire de cauchemard effrayant et de fantastique sanguinolent. Dans l'appartement. A minuit, quelque chose comme ça.

Evidement, vu qu'il n'avait personne d'autre sous la main, c'est moi qui me colle à la sauce tomato et à l'air éfarouché. Evidement.

Evidement, il a fallut déambuler dans l'appartement tout noir, affablée d'une lampe de poche, en prenant un air d'actrice de série B des Estados-Ounidos (comme ils disent si bien ici). Evidement.

Et EVIDEMENT, c'est au moment le plus délicat (à savoir moi couchée par terre dans le salon regardant d'un air horrifié ma main toute sauce-tomatée sous la lueur d'une lampe-torche pendant qu'I. était couché sur moi pour prendre la photo vu du dessus toutes lumières éteintes) que notre colocataire Péétwick est arrivé. Evidement.

Il n'a eu qu'un mot :

.......Why?**

Hin, hin. Euuuuuh, ola!

Ahem.

Je pense qu'il n'a pas tout compris. Et bizarrement il n'en a jamais reparlé.



(Mis à part ce fâcheux incident, le montage photo est une très jolie réussite.
Petit lien pour quand ça sera sur le Ninternet.)

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Sinon à part ça je suis plutôt en forme. J'en veux pour preuve que ce matin, alors qu'un ignoble personnage avait décidé de nous mettre un cours à 8 heure du matin (8 HEURE?? Non mais où va le monde, je vous le demande), je suis encore arrivée avec une demie-heure de retard. Mais ça ce n'est pas grave. Ce qui est stupide, c'est qu'en entrant dans la salle de cours, j'ai démonté la poignée de porte. Moi je ne comprenais pas pourquoi, alors que j'expliquais tant bien que mal les raisons de mon retard à la professore, 50 paire d'yeux espagnols me regardaient en faisant OoooOOOooooOOooh et ahahahaaaaa. Je me suis retournée, et j'ai vu qu'il manquait comme quelque chose sur la porte en verre. Alors vite vite, j'ai dis f*ck et j'ai ramassé la petite poignée. Mais en voulant la remettre, j'ai démonté l'autre côté. Alors la professore, qui devait penser que ça avait assez duré, à essayé d'ouvrir en tirant sur la serrure. Qui s'est, elle aussi, démontée. On a passé tout le début du cours avec un gentil monsieur pour la réparer.

C'est tellement plus original qu'un simple "bonjour, enchanté, moi c'est Marie".

Publié dans marie va en Exotie

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