je vais bien, ne t'en fais pas

Publié le par marie!


J'ai survécu à un tournage de 5 heures dans le RER.

L'article pourrait s'arrêter là non, je crois que tout est dit.

Mais non.

Mon inquiétude première était les passagers du RER, qui généralement perdent tout sens de l'humour et esprit logique de compréhension et compassion à mesure qu'ils descendent les escalators. C'est déjà un problème conséquent, vous me direz. Que nenni, ça n'est rien comparé au fait que nous ayons appris une heure auparavant qu'il était absolument formelement complètement interdit de filmer dans le métro.

Oui bon, on n'est pas con, on savait qu'ils n'aiment vraiment pas que des gens débarquent avec des pieds de 2 mêtres de diamètre et des caméra de 15 kilos. Mais on nous avait soutenu mordicus que juste la caméra, c'était bon.

Mais non (encore).

Ce qui fut donc fait : 5heures d'aller-retour tout à fait pénibles pour enregistrer les dialogues (4 pages tout de même, mon professeur est un GRAND comique), entrecoupés de sorties-entrées dans les stations afin de revalider les tickets (fallait pas non plus frauder en plus d'avoir des caméras, hein), le tout suivi à chaque fois d'un bon quart d'heure d'attente jusqu'à ce qu'un train similaire à celui que nous avions quitté passe. Passque fallait voir à être raccord quand même. A chaque arrivée de station, remballages le plus rapide du monde de la caméra et des micros, air naturel même s'il est fort probable que ce contrôleur sur le quai ait remarqué que ça fait juste 5 fois que vous passez, puis redéballage le plus rapide du monde une fois la station passée.

Qu'ess-qu'on s'est marrés dis donc. Ha.

Le plus drôle était quand, dans un wagon vide (c'est plus commode), je me suis retrouvée collée derrière la caméra pour deux bonnes stations. Quand j'ai relevé le nez, puis lentement tourné la tête vers l'arrière de la rame, une cinquantaine d'yeux me fixaient, immobiles et grand ouverts.

Donc là, normalement, tu peux aussi avoir des images subliminales de moi, assis-couchée dans l'allée centrale d'un RER bondé-sinon-c'est-pas-drôle, en train de mmheummheeummer des indications englico-exotiennes aux acteurs allemand et catalan, caméra à la main. Sans comprendre un quart de broc de ce qu'ils s'entretenaient la plupart du temps.

Boff, quand ça sonnait joli, je disais "muy bien!".

Donc voilà ça c'est fait.

Je le précise encore une fois, au cas où : 5 HEURES DANS LE RER.
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