article de rattrapage...

Publié le par marie!

Bonjour, il y a bien longtemps. 

 

Je suis sure que personne en s’est inquiété du fait que je survive –ou non à la grippe porcine. Personne ? Non parce que j’ai vu ce matin que ça continuait cette affaire. Je n’en savais rien. 

Mon baromètre de dangerosité est représenté par le nombre de petits touristes japonais porteurs de masque en ville, et il était très faible ces derniers temps. 

 

Donc oui, je survis. 

 

Comme je suis une élève studieuse, je vais presque à chacune de mes 4 heures de cours par semaine, vous comprendrez donc que je n’aie pas trop de temps pour écrire. La blague. 

 

Mais en vrai je travaille quand même beaucoup. On a dû faire courir un mec derrière un tricycle-travelling pendant 3 jours, en chaussures de ville et costard, ça n’était pas de tout repos. Maintenant il faut tout mettre dans l’ordre correctement pour que à la fin ça ressemble à un clip, et tout le monde connaît mon amour immodéré pour le montage : 

 

Je souffre. Enormément. 

 

C’est long, c’est pénible. A chaque fois qu’on tourne quelque chose et que le moment fatidique de le monter arrive, je me jure de ne plus jamais recommencer. Dans mes heures de délire devant l’ordinateur (enfin à côté, c’est pareil), je me dis que je vais aller travailler à Carrouf pour le reste de ma vie, que ça sera plus facile. 

 

Je délire. 

 

J’en rêve la nuit, et quand je me réveille, je dis des choses absurdes comme 

 

« mmmmmreuh kesskon doit monter naujourdoui mmmreuuuh »

 

Notre coloc Brendon, lui, a décidé de se mettre sérieusement au français. Avant, il n’avait appris que quelques phrases utiles comme « le lait», « tête de fion », ou sa préférée « tête de cul ». Il passe maintenant à un niveau sensiblement supérieur, construisant quelques perles du genre « je souis lé wéparateur » et « je souis un femme à l’intéwieur ». 

 

Hier soir, j’ai dû traduire à sa demande : 

 

« je voudrais un réparateur dans mon congélateur avec un croissant »

Note pour plus tard : ne plus lui proposer de cours de français APRES minuit, son taux de THC paraissant légèrement trop élevé. 

 

Cela dit, on se marre bien. Les surréalistes et autres dadaïstes adeptes de la phrase virevoltante auraient été très fiers de lui. 

 

JE suis très fière de lui. 

 

Sinon, dans la série « mœurs et coutumes bizarre d’Exotie », je présente en avant première le yamakasi de 3h du mat. Oui parce que hier soir, au milieu de la nuit, je me suis réveillée, et en ouvrant les yeux, j’ai vu I., assis dans le lit, une chaise à la main, en train de hurler quelque chose comme 

 

« casse-toi putain qu’est-ce que tu fais ! »

 

Je ne jure pas de la fidélité des paroles, j’avais encore mes boules quies à ce moment. 

Cela dit, quand je les ai enlevées, je l’ai clairement entendu chuchoter

 

« Putain y’a un gars sur le balcon »

 

Toujours sa chaise à la main, ça va de soi. 

 

J’ai flippé ma race. 

 

C’est-à-dire donc que, voyez vous, comme il fait un peu un nombre caniculaire de degrés dans ma chambre sans air conditionné, on dort la fenêtre un peu ouverte. 

Et je ne connaissais pas cette coutume, mais soi-disant que des fois, les gens grimpent le long des murs pour rentrer dans les fenêtres ouvertes par ici, tout exprès pour venir piquer un ordinateur ou, que sais-je, un appareil photo posé juste à côté de la fenêtre par exemple. 

 

Donc hier, à trois heures du matin, un gars a ESCALADE jusqu’au premier (on a vérifié le lendemain, c’est chaud, c’était pas un rigolo de la grimpette), et est tranquillement quasi rentré dans la chambre. I. l’a surpris, la tête passée dans la porte-fenêtre. D’où les cris. D’où la chaise. D’où le ouf qu’il l’ait entendu, et qu’il ne soit pas –comme moi- un psychopathe de la boule quies. 

 

Le plus impressionnant, c’est quand I. l’a menacé, le gars s’est jeté du balcon. Plus de trois mètres. Il a sauté. 

(sans rien emporter, ouf que)

 

Je peux assurer qu’on a pas super bien dormi après. J’ai dû me réveiller toutes les demi-heures, dont une en hurlant. 

 

Morale : cet été, dans un sauna tu dormiras, puisque plus jamais ta fenêtre tu n’ouvriras

(proverbe exotien)

 

 

C’était donc le billet de rattrapage, où on raconte tout d’un coup. Et je reprends une publication vaguement plus régulière de ce pas, en lançant la série des critiques sociales, qui me tient fort à cœur. Vu que critiquer gratuitement, j’aime bien. 

Publié dans marie va en Exotie

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