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Publié le par marie!

Dans deux jours, je finirai (courageusement) ma mission à l’aéroport Exotien. Je suis toute déçue, je n’ai travaillé avec Stéphane Bern que 2 petites heures.

 

Mais j’ai appris que Stéphane Bern est une machine de guerre dévouée à la vente d’alcool. Une machine implacable. Une de ces machines qui peuvent encaisser 8 bouteilles à la journée alors que mon propre modèle de machine peine à en faire 4. (et pourtant j’ai des seins, moi) (c’est dire s’il est fort).

 

J’ai été sage (ou bête, allez savoir), je n’en ai vendue que deux en faisant semblant de draguer. C’était un de ces jours où tu sens que si tu en fais pas quelque chose, tout de suite, tu n’en vendras aucune.

 

Sinon, moi je suis plutôt du genre à culpabiliser dès que quelqu’un en achète une « à cause de moi ». Dès qu’on me dit :

 

« -Ah oui, je vais vous en prendre une ! »

 

Moi je réponds du tac au tac

 

« -C’EST VRAI ?!? »

 

J’ai un sens du commerce hyper évolué, vous en conviendrez. Je me retiens de leur dire qu’ils devraient réfléchir, que je leur dis que c’est bon alors que je n’ai même pas goûté, que c’est quand même 33 euros, qu’ils sont fous ou quoi.

 

J’ai tout de même appris deux trois choses :

 

  • Les gens sont cons, quand même, des fois. Ils viennent pour goûter en faisant les grands princes, font des ablutions avec le gin dans leur bouche pour faire comme s’ils y connaissaient quelque chose, et te regardent d’un air méprisant pour te dire « tout de même, elle n’est pas très bonne cette vodka »

 

  • Les russes sont méchants et/ou mal élevés. Je suis choquée. Je ne me suis jamais pris autant de vents en une seule journée. RIEN n’est pire qu’une journée de vol vers la Russie dans un aéroport. Ils font partie de ces gens étranges qui pensent que si ils crient dans leur langue, tu la comprendras mieux. Vous vous êtes déjà fait crier dessus en russe ? Moi, maintenant, oui.

 

  • Les hôtesses de l’air ne sont PAS toutes belles grandes et fines. En trois semaines, j’en ai vu une seule de jolie. Une seule. On m’a menti.

 

  • Pilotes, idem.

 

  • Les anglais sont supers gentils. D’ailleurs se sont bien les seuls à accepter une dégustation de gin à 44° à 11 heures du matin. Sans tonic et sans grimacer s’il-vous-plait. Se sont aussi probablement les seuls hommes de plus de 70 ans qui tenteront le tout pour le tout à vous faire du rentre dedans, histoire de négocier le jeu de carte (normalement offert avec la bouteille de gin), mais sans acheter la bouteille. C’est courageux, j’apprécie.

 

  • Les Français. Raaah les Français. Je pense être capable de reconnaître la nationalité des gens 10 mètres avant qu’ils n’arrivent chez moi, sans les entendre parler. Les Français et parisiens sont les plus faciles à reconnaître de tous (avec les russes à cause des coupes de cheveux étranges et des talons de 14cm, ça va de soi). Le nez en l’air, très français, et surtout, surtout, en train de critiquer tout ce qu’ils voient.

 

« -C’est un duty free ça ? Non mais franchement Charles, tu as vu les prix ?? C’est sûrement moins cher à Paris, tu ne penses pas »

 

Venant vers moi :

 

« MADEMOISELLE BON-JOUR, VOUS PARLEZ UN PEU FRANÇAIS HEIN ?  SAVEZ- VOUS SI LES PRIX SERONT MOINS CHERS A CHARLES DE GAULLE ? VOUS CONNAISSEZ CHARLES DE GAULLE A PARIS ? OUI ? »

 

(Même syndrome que les Russes, voir point 2)

 

Les clichés ne viennent donc définitivement pas de l’imagination des gens. Ils viennent de l’observation des gens en dehors de leur propre pays.

 

Fascinant.

 

 

 

Publié dans marie va en Exotie

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