''bien ou bien?'', la presque-critique sociale du jour

Publié le par marie!

Vois un peu comment je m'applique. Un article par jour, dis donc.

Profite, profite, ça ne dure jamais.

Mais aujourd'hui est une occasion spéciale, j"ai marqué hier mon retour définitif en esprit français.

wesh-bien.jpg
Wesh bien ou bien

Aaaah cette bonne vieille ambiance. Ces petits sifflements. Ces apostrophes pleines de romantisme. Ces grands coeurs plein d'espoir.

Il va falloir que quelqu'un se dévoue, les enfants. Il va bien falloir que quelqu'un leur dise.

Que ça fonctionne pas top, leurs trucs de dragues là.

Non parce que vraiment, ça fait mal au coeur. Ils sont là, ils tentent, ils tâtonnent, ils essaient.


Wesh charmante demoiselle

...

Eh madmoiselle

...

Vas-y salope j'te parle
!


Dans ces moments, parfois, quand je n'ai pas envie tout de suite de leur foutre mon poing dans la gueule, j'ai envie de les prendre par l'épaule. J'irai m'asseoir sur un banc pas loin, juste à côté de leur jogging remonté. Je leur prendrai la main, et je leur expliquerai que si ils veulent VRAIMENT perdre leur pucelage, il va falloir y mettre du leur. Qu'en plus d'avoir l'air con devant nous, ils ont l'air con devant tous leur potes.

Sérieusement, y'a déjà quelqu'un qui après un sifflement s'est retourné en faisant le Hiihiiihii caractéristique de la fille emballée? Y'en a déjà une seule qui est allée les rejoindre en leur disant "tiens, prends mon numéro, oh et puis prends-moi moi aussi" ?

NON. Ou alors elle avait un problème.

Hier, en allant faire les courses, je me suis faite agressée visuellement par 2 ptits gars en jogging-chapka. Wesh bien ou bien et tout le tralala.

Déjà ils partaient mal, ils ont tentés l'approche du "mon copain il se demande...". Mais ils étaient tout gênés, on voyait bien qu'ils tentaient de faire ça bien, là, devant la caisse du carrefour express. Ils ramaient, ils ramaient, les yeux pleins d'espoir.

Je ne suis qu'une faible femme, je rigole gentillement. Je me moque pas, hein, je fais comprendre AVEC le sourire que non, mais c'est bon là, les gars, on est à la caisse du carrefour, quoi. Le premier rencard se sera au KFC c'est ça?

Et là, tout gêné, y'en a un qui me sort :

-Vas-y, pourquoi tu rigoles bouffonne.

Il avait même pas fait exprès. Et ça s'est vu dans son regard tout perdu, quand je lui ai dit :

-Attends, tu m'as dis quoi là??

-J'ai dit vas-y pourquoi tu rigoles

-Non, juste après

-ben, pourquoi tu rigoles j'ai dis

-Non, juste après, là, t'as dit bouffonne

-Nan mais j'ai dit chiffonne, pourquoi tu rigoles chiffonne!

J'ai pas été très gentille, j'ai trouvé ça vraiment trop drôle qu'il se soit fusillé sur place JUSTE parce qu'il ne sait pas parler correc'. Même ses copains n'en pouvait plus, tellement c'était drôle. Alors j'ai rigolé.

(Comme une bouffonne, oui, si tu veux.)


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melissa 22/12/2009 14:52


ohlala comment j'aurais pas aimé me faire traiter de "chifonne" ! C'est dur !